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Vous pouvez envoyer vos textes, sur n'importe quel sujet, en suivant ce LIEN. Ils seront (prochainement) publiés sur cette page. LA GRANDE SOUBERNE Texte envoyé par Jean-François LARCHÉ qui nous raconte la grande inondation de 1770. avec quelques photos plus récentes. DES AVIONS POSÉS DANS UN PRÉ A ILLATS
Texte et photos envoyés par Marc VINCENT sur un épisode de la guerre d'Espagne _____________________________________________________________________________________
Le 5 avril 1770, le flot qui arrive
en amont d’Agen, envahit Le
6 avril, les eaux de Quand le maximum de la crue arrive à Quand le flot se présente devant Cadillac, « la
crue des eaux fut si considérable et si rapide dans l’espace de 2 jours
qu’elles montèrent dans cette ville jusque dessous les boucheries, les murs de
la ville à la porte de l’Euille furent presque couverts, les religieux de Le 7 avril, un vent violent du nord-est s’est levé,
contient le retrait rapide des eaux et contribue à son élévation, des pluies
abondantes l’accompagnent. Les eaux s’élèvent à la hauteur de Le 8 avril, jour des Rameaux, l’eau envahit
Lestiac-sur-Garonne jusqu’au cimetière et fait s’écrouler de nombreuses
maisons, là il y eut « beaucoup de monde noyé et enseveli dans les ruines
des maisons ». Quand la crue arrive à Bordeaux, les courants sont si forts
et ils charrient tellement d’objets de toutes sortes comme de nombreux cadavres
d’animaux, qu’ils coupent les câbles de plusieurs navires. Trente-six vaisseaux
seront démâtés et avariés, partant
à la
dérive jusqu’à Blaye où
s’échouent çà et là. La ville ne sera
pas inondée. Barsac, l’objet de notre propos, se
souvenait par la mémoire des grands-pères des grands pères des inondations
précédentes. Celle de février 1618 avait laissée une trace indélébile par sa
monstruosité et sa violence. C’était la dernière fois, avant cette sinistre
année 1770, où l’eau avait pénétré le temple sacré, souillant les icônes,
recouvrant les sépultures des aïeux comme les terres labourées de limons
putrides. Pareille chose ne devait plus jamais se revoir…Le curé de Barsac
énumère dans son registre, probablement à l’attention de l’intendant, ce qui
est recouvert par l’eau de ce qui ne l’est pas : « l’eau a couvert
les quatre tombeaux des autels collateraux, de plus à Notre-Dame le gradin de
bas etoit couvert et un pouce sur le second, à Ste-Catherine le gradin de bas,
à St-Eutrope cinq pouces du gradin de bas, à Ste-Anne tout le gradin de bas, le
tombeau du maistre-autel etoit à moitié dans l’eau. A compter du pavé à cotté
du sanctuaire près de la porte de la sacristie, il y avoit quatre pieds huit
pouces et un quart d’eau... .De tout ce nivellement il faut conclure que ce
débordement a été de cinq pieds plus fort que celuy de Tous s’accorderont à reconnaître que l’eau n’était
pas montée aussi haut depuis plus d’un siècle, en fait depuis l’an 1652. Dans
la seule subdélégation d’Agen, les échevins décompteront 3 hommes noyés, 714
maisons détruites, 641 granges, écuries, étables, celliers, fours abattus, plus
de 1100 têtes de bétails noyées. Le coût de cette inondation exceptionnelle est
évalué à 20 millions de dégâts pour la seule Guyenne, 100 millions pour les
dégâts entre Toulouse et Bordeaux, le coût humain global n’est pas estimable. Jean-François Larché |
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